Solidarité féministe
L’AFAI croit qu’un mouvement féministe fort exige des liens de solidarité volontaires et durables. Nous apprécions l’opportunité d’apprendre des femmes dont les réalités structurelles diffèrent des nôtres, et nous nous efforçons, jour après jour, d’amplifier, d’élever et de soutenir le travail des féministes à l’échelle du Canada. En collaborant avec des personnes et des organisations qui luttent pour la libération des femmes et la justice entre les genres, nous renforçons notre propre expertise en matière de droits de la personne, notre analyse, notre défense et nos rapports, tout en offrant des outils précieux en matière de droits de la personne à ceux qui en ont le plus besoin.
Le paysage féministe est complexe, dynamique et en constante évolution. Par conséquent, nos priorités, nos partenariats et nos réponses changent et évoluent au fil du temps. Or, notre engagement à renforcer les droits de la personne relatifs aux femmes partout au Canada, quant à lui, demeure constant.
Nous avons mis en évidence ci-dessous une partie du travail de solidarité dans lequel l’AFAI est activement engagée, ainsi qu’une collection de lettres ouvertes, de rapports, de soumissions et de déclarations de solidarité.
Groupe de travail sur la discrimination sexuelle de la Loi sur les Indiens
Le Groupe de travail sur la discrimination sexuelle dans la Loi sur les Indiens (GTDSLI) est composé de : certains des principaux plaignants dans les procès et les pétitions des Nations Unies qui ont contesté la discrimination sexuelle dans la Loi sur les Indiens au cours des 50 dernières années, les plus grands experts juridiques et universitaires canadiens en matière de discrimination sexuelle dans la Loi sur les Indiens, des dirigeants des plus grandes organisations de femmes autochtones du Canada, l’Association des femmes autochtones de l’Ontario et Femmes autochtones du Québec, et des dirigeants de l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique et de l’Alliance féministe pour l’action internationale.
Les membres individuels du groupe travaillent depuis des décennies, de diverses manières, pour éliminer la discrimination sexuelle dans la Loi sur les Indiens. Le groupe travaille de manière concertée depuis 2016 et a joué un rôle clé dans l’obtention de l’amendement « 6(1)(a) all the way » au projet de loi S-3, qui est entré en vigueur en 2019 et qui a accordé le statut d’Indien à entre 270 000 et 450 000 femmes des Premières Nations et à leurs descendants. Le groupe de travail a plaidé pour la mise en œuvre complète de cet amendement depuis 2019, ainsi que pour des changements clés à la Loi sur les Indiens qui sont toujours nécessaires.
Au cours des six dernières années, le groupe de travail a discuté avec les ministres des Relations Couronne-Autochtones et des Services aux Autochtones et a rédigé des rapports, des soumissions et des lettres pour expliquer les problèmes en suspens concernant l’enregistrement et les dispositions actuelles de la loi. Un certain nombre de membres du groupe de travail ont comparu devant des comités parlementaires et sénatoriaux, lors de sessions des Nations Unies et de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, et ont témoigné lors de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, afin d’attirer l’attention du gouvernement, des experts en droits de la personne et du public sur la discrimination sexuelle en cours et ses répercussions. La documentation est disponible ici :
« Groupe de travail » sur l’application des droits de la personne au niveau international
Au cours des vingt dernières années, l’AFAI a travaillé avec d’autres ONG canadiennes pour plaider en faveur de l’amélioration de la façon dont le Canada traite et prend en compte ses obligations en vertu du droit international des droits de la personne. Pour devenir un véritable pays respectueux des droits, il faut faire preuve d’ouverture, de sophistication et s’engager à fournir des procédures efficaces pour faire respecter les droits, et à évaluer et améliorer continuellement leur mise en œuvre. L’AFAI fait partie d’un réseau d’organisations de femmes, d’autochtones et de défense des droits de la personne qui s’efforcent de faire en sorte que les garanties internationales en matière de droits de la personne soient pleinement appliquées au Canada.
Beijing +25
Le Réseau canadien Beijing +25 est un réseau de base regroupant plus de 70 organisations féministes et égalitaires travaillant au niveau national sur les questions de droits des femmes et d’égalité des sexes au Canada. Les organisations du Réseau s’engagent à surveiller la mise en œuvre du Programme d’action de Beijing (PAB) au Canada. Les membres fondateurs de l’AFAI ont participé à la quatrième conférence mondiale sur les femmes à Beijing (1995), où la Déclaration de Beijing et le PAB ont été adoptés. Au cours des 25 années qui se sont écoulées depuis le PAB, les organisations de la société civile ont utilisé son cadre pour plaider en faveur du progrès des droits des femmes et des filles.
Vous pouvez consulter l’ensemble du matériel produit par le Réseau canadien Beijing +25 ici.
La violence basée sur le genre (VBG) dans les médias
En tant que membre officiel du Réseau national pour la violence basée sur le genre dans les médias, l’AFAI soutient et consulte Aura Freedom en apportant son expertise, ses idées, ses connaissances et ses commentaires constructifs pour contribuer à la création de directives nationales concernant la couverture médiatique de la VBG.
Cette initiative vise à remettre en question et à changer le récit de la violence liée au sexe au Canada. Les médias jouent un rôle important en racontant les histoires de notre époque. Cependant, le plus souvent, la VBG est sous-déclarée ou mal représentée dans les médias et les reportages peuvent causer du tort aux survivantes. Les médias amplifient souvent les idées fausses et nuisibles et ratent diverses occasions d’éduquer le public sur l’importance de l’équité entre les sexes et de l’intersectionnalité.
Les directives nationales serviront à informer et guider les professionnels des médias, les journalistes, les forces policières et les autres parties prenantes afin de mieux rendre compte de la VBG, grâce à des pratiques exemplaires, un langage approprié et inclusif, et des définitions claires. Les directives nationales tiendront compte des traumatismes et des survivantes dans une optique féministe intersectionnelle afin de créer des médias transformationnels, en abordant la violence basée sur le genre comme un problème national urgent qui touche tout le monde. La mise en œuvre réussie des lignes directrices finales permettra d’autonomiser les survivantes, de déconstruire les normes de genre nuisibles et de promouvoir l’engagement masculin et l’égalité des genres dans son ensemble.